Terrorisme

Didier Bonvin, sur la stratégie du « false flag »

« Le false flag est une opération sous couverture, conduite par des gouvernements, des sociétés ou d’autres organisations, dans le but de tromper l’opinion de manière à faire croire qu’elle a été conduite par d’autres entités. L’expression false flag est dérivée du concept militaire qui consiste, pour tromper l’ennemi, à voler ou naviguer sous les couleurs d’un autre pays. Pour les théoriciens du complot, le 11 septembre s’inscrit clairement sous la bannière des opérations de false flag, à savoir une attaque volontairement conçue par le gouvernement pour se créer un nouvel ennemi tout en manipulant et préparant l’opinion à entrer en guerre. Dans l’histoire récente, les exemples d’opérations terroristes sous fausse bannière ne manquent pas. Et le false flag n’est pas une tradition exclusivement américaine. »

– Didier Bonvin, Les théories du complot envahissent le web : du 11 septembre à WikiLeaks, l’ère du doute, Éditions Favre, 2011.

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Terrorisme

« Le terrorisme est utile à la conservation de la puissance des États »

« Le terrorisme, comme « les guerres froides », est utile à la conservation de la puissance des États. Se créer un ennemi (réel ou fictif) ou attaquer un ennemi, permet de rassembler toute une nation, sous l’autorité d’un chef ou d’un État. Le fait de remettre en cause le sentiment de sécurité vital d’une population crée un réflexe de défense, qui relève autant du mécanisme grégaire d’une tribu attaquée que du nationalisme guerrier. À partir de cet instant, l’autorité du gouvernement ne peut plus être mise en cause, car cela apparaît alors comme une question de survie du pays. Par conséquent, plus aucun citoyen ne doit désobéir, remettre en cause une décision d’État (en manifestant dans les rues par exemple, ou encore en faisant acte de « désobéissance civile » en bloquant de manière non violente les services de l’État…). Si l’État subit ou maintient volontairement ce sentiment de guerre permanente, la démocratie s’étiole au profit d’un régime qui se dit démocratique, mais dont les pratiques deviennent de plus en plus répressives et autoritaristes. C’est ce qui s’est passé aux États-Unis et en Occident pendant la guerre froide, puis à présent contre le terrorisme international. »

– Thierry Brugvin, Le pouvoir illégal des élites, Max Milo, 2014.

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Terrorisme

« Les stratèges de certains gouvernements vont parfois jusqu’à créer des attentats sous fausses bannières »

« Les stratèges de certains gouvernements vont parfois jusqu’à créer des attentats sous fausses bannières, c’est-à-dire des faux attentats avec des faux terroristes, ou de fausses preuves, afin de discréditer un individu, un État, ou un groupe d’opposants au régime en place, ou encore pour justifier ce qu’ils qualifient de « guerre punitive », ou « préventive ». En Italie, de nombreux faux attentats de ce type furent commis à l’initiative du gouvernement italien et de la CIA, dans le but d’enrayer la montée du communisme en Europe. […] Il s’agissait du réseau Gladio, impliquant notamment l’OTAN et la CIA dans d’autres attentats en Belgique et en Turquie. […] Le Supreme Headquarters Allied Powers Europe ou SHAPE, l’organe du commandement de l’appareil militaire de l’OTAN, coordonnait les actions de Gladio. C’est ce qu’à révélé aussi le secrétaire général Manfred Wörner pendant un entretien avec les ambassadeurs des 16 nations alliées de l’OTAN. »

– Thierry Brugvin, Le pouvoir illégal des élites, Max Milo, 2014.

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Terrorisme

La question principale à se poser lorsqu’un attentat terroriste est commis ? « À qui profite le crime ? »

« Finalement, lorsqu’un attentat terroriste est commis la question principale à se poser n’est pas vraiment de savoir qui l’a commis. Car il est toujours difficile d’obtenir des preuves certaines surtout à brève échéance. La question la plus importante à résoudre s’avère plutôt celle-ci : à qui profite le crime ? Qui en retire le plus de bénéfice politique ? »

–  Thierry Brugvin, Le pouvoir illégal des élites, Max Milo, 2014.

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Psychologie

« Les élites des États dits démocratiques souffrent souvent de ce type de névrose fondée sur le besoin de pouvoir »

« Les nazis s’approprièrent notamment de Nietzsche, l’idée de la morale du surhomme au service du projet de domination mondiale. Ils estimaient que la race aryenne devait créer un grand Reich pour mille ans… Les élites des États dits démocratiques souffrent aussi souvent de ce type de névrose fondée sur le besoin de pouvoir. David Rockefeller est l’un des plus puissants banquiers du monde et l’un des dirigeants des lobbies les plus influents. Il s’inscrit dans cette philosophie du surhomme, lorsqu’il déclare que « quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ». Cette vision élitiste de la gouvernance globale s’oppose non seulement à la démocratie représentative et plus encore à la démocratie participative et directe. Cette philosophie politique rejoint donc certains écrits de Nietzsche, lorsqu’il fait l’éloge du développement d’un « surhomme ».

– Thierry Brugvin, « La psychosociologie de l’être humain face aux pouvoirs politiques et économiques », Être humain en système capitaliste ?, Éditions Yves Michel, 2015, pp. 91-92.

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Mondialisme

Domenico Moro, sur David Rockefeller et la famille Rockefeller

« Une autre figure intéressante est David Rockefeller, sorte de trait d’union en chair et en os de diverses organisations de l’élite étasunienne et mondiale. Il est en effet l’un des fondateurs du Bilderberg et de la Trilatérale et fut président, entre 1970 et 1985 du Council on Foreign Relations. Son grand-père, John Davison Rockefeller, fut l’un des protagonistes de l’expansion économique étasunienne de la fin du XIXe siècle, à travers la fondation de Standard Oil, grâce à laquelle il acquit le monopole de la production et du raffinement de pétrole et devint l’homme le plus riche du monde. Le père de David, John Davison Rockefeller Junior, fut le point de référence de la haute finance dans les années 20-30 et fut impliqué dans un scandale de corruption de membres du Congrès et dans le massacre de Ludlow, pendant la grève des mineurs en 1914. David Rockefeller, aujourd’hui patriarche de la famille, en plus d’avoir été président de JP Morgan Chase, huitième banque mondiale en actifs totaux en 2012, dont il est encore le principal actionnaire, a joué un rôle de premier plan dans les multinationales de la plus grande importance, comme Exxon Mobil et General Motors. Récemment David Rockefeller a scellé une alliance stratégique avec Lord Jacob Rothschild, patriarche de l’autre dynastie historique de la finance internationale. »

– Domenico Moro, Le groupe Bilderberg, Éditions Delga, 2014, pp. 95-96.

David Rockefeller est décédé le 20 mars 2017, à l’âge de 101 ans.

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