Sociétés secrètes

Louis Brandeis, membre d’une société secrète sioniste : les Parushim

Totalement méconnu du grand public, Louis Brandeis (1856-1941) fut néanmoins un personnage influent. En effet, cet avocat américain, qui fut membre de la Cour suprême des États-Unis, conseilla le président Woodrow Wilson, dont le projet était de créer un « nouvel ordre mondial ». [1] C’est lui qui rédigea son programme pour l’élection présidentielle de 1912. [2] Brandeis joua également un rôle dans la création de la Réserve fédérale des États-Unis en 1913. [3] En 1915, Il devint le porte-parole du mouvement sioniste en Amérique. [4]

Comme le révèle Charles Novak dans son essai sur le faux messie Jacob Frank, Louis Brandeis était issu d’une famille juive frankiste de Bohême-Moravie ayant émigré aux États-Unis en 1848. [5] Plus surprenant encore, Brandeis fut membre d’une société secrète dévouée à la cause sioniste, créée par Horace Kallen en 1913 : les Parushim. Selon l’universitaire israélienne  Sarah Schmidt, cette société secrète était « une armée de guérilla souterraine et secrète déterminée à influencer le cours des événements d’une manière discrète et anonyme. » [6] Lors de leur initiation, les Parushim recevaient cette instruction : « Jusqu’à ce que notre but soit atteint, tu seras membre d’une fraternité dont les liens seront pour toi plus importants que tout autre dans ta vie – plus chers que les liens avec ta famille, ton école ou ta nation. En entrant dans cette fraternité, tu deviens, par ton propre choix, un soldat dans l’armée de Sion. » [7] Les initiés devaient alors répondre, en jurant : « Devant ce conseil, au nom de tout ce que je tiens pour cher et sacré, je voue ma personne, ma vie, ma fortune et mon honneur à la restauration de la nation juive. […] Je jure solennellement de suivre, d’obéir et de garder secrètes les lois et les travaux de la fraternité, son existence et ses buts. Amen. » [8]


[1] Arnaud Blin, 1648, La Paix de Westphalie : Ou la naissance de l’Europe politique moderne, Éditions Complexe, 2006, p. 165.

[2] « Thomas Woodrow Wilson », Encyclopédie Larousse en ligne, http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Thomas_Woodrow_Wilson/149909, consulté le 14 novembre 2016.

[3] Peter Dreier, « A Century Ago, Louis Brandeis Beat Big Business and Anti-Semites, and Revitalized American Democracy », The Huffington Post, http://www.huffingtonpost.com/peter-dreier/a-century-ago-louis-brand_b_9095998.html, consulté le 14 novembre 2016.

[4] « Zionism : American Zionism », Jewish Virtual Library, http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/Zionism/Brandeis_Zionism.html, consulté le 14 novembre 2016.

[5] Charles Novak, Jacob Frank, le faux messie, L’Harmattan, 2012, p. 96 et p. 193.

[6] Sarah Schmidt, « The Parushim : A Secret Episode in American Zionist History » , American Jewish Historical Quarterly n°65, décembre 1975, p. 121-139, à lire sur ifamericansknew.org/history/parushim.html.

[7] Sarah Schmidt, « The Parushim : A Secret Episode in American Zionist History », American Jewish Historical Quarterly n°65, décembre 1975, p. 121-139, à lire sur ifamericansknew.org/history/parushim.html.

[8] Sarah Schmidt, « The Parushim : A Secret Episode in American Zionist History », American Jewish Historical Quarterly n°65, décembre 1975, p. 121-139, à lire sur ifamericansknew.org/history/parushim.html.

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