Mondialisme

Le groupe Bilderberg, forme moderne de la synarchie

« Le principe de la synarchie fut conçu au 19ème siècle dans les cercles rosicruciens et martinistes. Le père de cette philosophie fut Saint-Yves d’Alveydre (1842-1909) qui développa une influence énorme sur des occultistes comme Papus, Sédir, Guaïta et aussi Steiner. Aujourd’hui, l’impact d’Alveydre est encore très sensible dans les cercles martinistes proches des loges Memphis-Misraïm. […] Un membre de Memphis-Misraïm nous confia que Joseph Retinger entretenait des relations avec des groupuscules au sein des loges Memphis-Misraïm. Ces contacts lui auraient inspiré certaines conceptions synarchiques. Cela n’est pas pour nous surprendre puisqu’il est le père spirituel du groupe de Bilderberg dont le fondement philosophique n’est rien d’autre qu’une forme moderne de la synarchie. […] Celui-ci organisait des meetings discrets entre des politiciens, des militaires, des industriels, des académiciens, des syndicalistes et des hauts fonctionnaires des services secrets, à l’échelle internationale. »

– André Van Bosbeke, Chevaliers du XXème siècle, Les Éditions EPO, 1988, pp. 163-164.

Joseph Retinger, fondateur du groupe Bilderberg, étudia à la London School of Economics, une université créée par des membres de la société fabienne, avec le soutien financier de John D. Rockefeller Jr. et Nathan Mayer Rothschild, qui en fut même le président. Selon certaines sources, Retinger aurait été membre des hauts grades de la maçonnerie suédoise. Il aurait même été un « Supérieur inconnu » du martinisme. Il fut proche du « colonel » Edward Mandell House, membre de la maçonnerie illuministe synarchique et théosophique des « Maîtres de la sagesse » [1] et conseiller du président américain Woodrow Wilson, comme Louis Brandeis. Retinger fut également l’ami de Sean Mac Bride, fondateur d’Amnesty International et membre de l’Ordo Templi Orientis. [2] Celui-ci fit partie du comité central de l’union paneuropéenne, une organisation fondée en 1924 par le comte Richard Coudenhove-Kalergi, avec l’aide financière de Max Warburg. [3]


[1] Yann Moncomble, La Trilatérale et les secrets du mondialisme, Faits et Documents, 1980, p. 169.

[2] Werner Gerson, Le nazisme, société secrète, J’ai lu, 1972.

[3] Anne-Marie Saint-Gilles, La « Paneurope », Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2003, p. 119, 137.

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